Hakim Salhi

Algérie

Biographie :

Chanteur de Chââbi, de Raï et danseur chorégraphe de plusieurs grands ballets dont ceux de Boumerdès, de Setifis, et d’Alger, Hakim Salhi fait la gloire d’un Pop-Raï aux fusions de pop électronique occidental et de raï traditionnel algérien…
Le meilleur des deux mondes. C’est ce que propose l’artiste avec la sortie sur l'étiquette Disques Nuits d’Afrique de « Sahraoui », une édition internationale composée des meilleurs titres extraits de ses albums «Khomeïssa » et « Makatib ». Ça swingue!
Bourré du talent et du génie propre aux grands artistes, Hakim doit sa réussite à son tempérament de « sahraoui », ces hommes au sang noble, inébranlablement courageux!
Plus de vingt ans de carrière et des décennies d’amour pour le Raï, cette musique symbole dont Mohamed Hakim Salhi est l’une des stars. Depuis toujours, la danse tout autant que le son, occupent chez lui une place prépondérante. Conjuguant l’expression de la musique à celle de son corps, il s’est forgé un style très personnel.
En 1985, il se présente à un concours de danse organisé par le Centre Culturel français d’Alger et se mérite une invitation officielle au sein de la tournée du Ballet Jazz de Paris.
Après avoir longtemps fait partie du ballet de Belabbès, fondé sa propre troupe à Boumerdès,  et avoir intégré celle de Takfarinas, c’est en 1990 que Hakim Salhi opte pour la chanson algérienne moderne. Coordinateur entre les artistes algériens et le C.O.F.T (Comité d’Organisation des Festivals de Tabarka), avec le grand cœur qu’on lui connaît, il assiste quotidiennement aux répétitions des jeunes chanteurs de raï, les oriente, les conseille, et les guide.
Toujours avec la même aisance, auréolé de succès, il se produit dans plusieurs pays dont la Belgique, la France, le Maroc, l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie et la Tunisie où il devient un habitué. Pour ne citer qu’eux, il participe au Festival du Rai de Paris, ainsi qu’à celui de Carthage.

En 2007, il est la cerise sur le sundae du spectacle intitulé « Chaala » (lumière) organisé dans le cadre des neuvièmes Jeux Panafricains. Devant des milliers de fans, il y chante un magnifique hymne à l’Afrique, tout spécialement composé pour l’occasion.
Qu’elles soient funky-alaoui, funky-raï ou autres, ses compositions, toujours inspirées du vécu, se distinguent par leur tempo original. Faisant le pont entre les berbérophones et les arabophones d’Algérie, Hakim innovera même en interprétant l’une d’elles en kabyle
Sur scène,  un collectif de batterie, derbouka, guitares, synthétiseur et le « Guellal », percussion typique du raï algérien, soutiennent ses magistrales contorsions acrobatiques ainsi que le timbre de sa voix rocailleuse et profonde qui, de bout en fin, se libère du mal et de l’exil…, on adore. Le voir danser aux rythmes de “Yamina”, de “Sahraoui” et de tous ces autres tubes qui ont marqué son parcours de grand chanteur et qui déchainent l’ambiance de ses concerts est exquis. Le public en redemande.
En 2011, il sort son dixième album «El waqt elli yahder» qu'on pourrait traduire par «Le temps apportera la réponse ». Un album qui se veut plus réfléchi, un brin teinté de sagesse.

Hakim Salhi

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Les spectacles de l'artiste:

Disques :

Festival International Nuits d'Afrique -Compilation 2011